ASSOCIATION FRANCHES-MONTAGNES de FRANCE

 

LA RACE FRANCHES-MONTAGNES :

Si de nombreux apports de sang ont été tentés durant ce siècle afin d'améliorer le franches-montagnes, on peut tout de même considérer que le franches-montagnes actuel correspond au fruit du croisement de juments du Jura avec différents étalons Anglo-Normands. Par contre, le débat est ouvert en ce qui concerne la famille dans laquelle on doit classer ces chevaux. En effet, il s’agit de la dernière race de chevaux de trait léger en Europe de l’Ouest, véritable pont entre les races de trait lourd et les chevaux de sang.

Quand on parle de lignées, on s'intéresse à chaque fois à l'ascendance par la voie mâle. Il s'agit d'un moyen simple pour l'étude d'une population. Cependant, il faut garder à l'esprit que l'on laisse totalement à part l'ascendance par la voie femelle, qui apporte pourtant autant en ce qui concerne le patrimoine génétique.

Aujourd'hui, 28 lignées ou familles sont répertoriées. Mais seulement sept sont encore représentées par des étalons d'élevage. Parmi les quatorze lignées déterminées lors de la création du registre généalogique en 1924, seules celles de Vaillant et d'Imprévu ont survécu. Les cinq autres lignées sont nées après la Deuxième Guerre mondiale.

Un nouveau programme d’élevage a été établi et mis en place le 1er janvier 1997. Il contient le but d’élevage actuel pour le franches-montagnes : " L’objectif consiste à élever un cheval noble, typé, de taille moyenne, qui est correct, performant, sociable et bien adapté au marché. Il doit être moyennement lourd, disposer d’une impulsion naturelle, avec des allures souples, correctes et sûres. En vertu de son caractère, de sa prédisposition aux performances, de son aptitude à l’attelage et à l’équitation ainsi que de sa fécondité, de sa robustesse, de sa précocité et de sa sobriété, ce cheval très caractéristique convient aussi bien au sport d’attelage, à l’équitation de loisirs, à l’agriculture qu’aux besoins de l’armée. "

Le franches-montagnes doit mesurer entre 150 et 160 cm au garrot à l’âge de trois ans. Dans le type recherché, on retrouve les objectifs d’élevage. Le cheval est noble, harmonieux et moyennement lourd. Il possède une tête expressive, de grands yeux, une encolure bien formée, une musculature puissante ainsi que des membres corrects, secs et sans tares. Les étalons d’élevage doivent présenter la physionomie distincte de leur sexe.

On cherche à favoriser un cheval possédant des allures de base régulières, élastiques, justes et amples. Sa démarche est sûre. Au pas, les foulées sont déliées, énergiques et relevées. Les battues doivent être bien individualisées. Au trot et au galop, les mouvements sont souples, dynamiques et légers. Les phases de projection sont nettement visibles. Les mouvements sont naturellement relevés et équilibrés. L’impulsion est transmise par une arrière-main énergique.

L’excellent caractère du franches-montagnes est certainement sa principale qualité, fruit d’une sélection rigoureuse à ce niveau. En effet, les chevaux difficiles, nerveux, violents ou reconnus vicieux sont écartés de l’élevage. On recherche un cheval volontaire, performant, résistant et polyvalent. Il doit posséder un tempérament calme et équilibré tout en faisant preuve de vivacité et d’intelligence.

 

Un cheval solidement ancré dans le Jura

Si aujourd'hui la race des Franches-Montagnes est d'une remarquable homogénéité, c'est le fruit du patient travail des éleveurs. Depuis de nombreuses générations, ils ont veillé à conserver les qualités originelles de leur cheval tout en essayant de gommer progressivement ses défauts pour aboutir au franches-montagnes actuel.

Soucieux de préserver le cheval du Jura, 28 maires du district de Porrentruy (nord du Jura) s'inquiétèrent des croisements réalisés entre la race locale et des Pur-sang ou des Anglo-Normands. Ils demandèrent en 1881 au Conseil exécutif de Berne de " prendre les mesures nécessaires pour conserver la race du Jura jusqu'à ce que les principaux intéressés aient fourni la preuve qu'un croisement quelconque produit de bons résultats ".

Durant la Première Guerre mondiale, le franches-montagnes prouve sa polyvalence et sa simplicité d'utilisation. Il fut alors employé aussi bien pour le trait, le bât que pour la selle. C'est à cette période que l'on commence à parler de manière officielle de la race des Franches-Montagnes ou du cheval du Jura, type des Franches-Montagnes.

En 1924 est créé le Registre généalogique de la race des Franches-Montagnes. Il regroupe les renseignements sur les ascendants et les descendants des chevaux inscrits, ainsi que leurs performances. C’est un outil de travail indispensable à un élevage de qualité. En 1930, 3 415 juments étaient inscrites dans le Stud-Book.

A partir de 1933, certains voulurent faire évoluer le franches-montagnes vers un cheval plus adapté à la selle. Durant la Deuxième Guerre mondiale, un essai de croisement avec un étalon arabe est décidé. L'idée est de renouveler le sang du franches-montagnes et d'utiliser le Pur Sang arabe comme améliorateur de race, en introduisant de l'influx nerveux et de la résistance. L'étalon gris Shagya XX est acheté en Hongrie en 1943.

Le livre généalogique a été fermé à tout apport de sang extérieur le 1er janvier 1997 lors de l'adoption du nouveau programme d'élevage.

Vaillant et Imprévu, les étalons fondateurs :

Vaillant est né le 5 avril 1891 à Saignelégier. Il était bai clair, mesurait 162 cm et possédait une excellente ligne du dessus. Il était puissant et doté d'un caractère très doux. Selon le rapport de la Commission cantonale de 1894, il possédait toutes les qualités d'un bon étalon d'élevage. Il avait déjà été remarqué lors du concours des deux ans, l'année précédente, au cours duquel il avait reçu le maximum de points. Jusqu'en 1898, il continua à obtenir la note maximale lors des présentations.

Imprévu était un étalon Anglo-Normand bai foncé, né le 9 mai 1886 à Caen. Il fut importé en 1889. Il mesurait 166 cm au garrot. Il disposait d'une ligne de dessus idéale et d'allures souples et énergiques. Dans sa descendance, on ne trouve que trois fils reconnus pour l'élevage, les étalons Brave, Calife et Max. Seul ce dernier a eu une descendance approuvée et nombreuse.

 

ATTELAGE

Le franches-montagnes est une race bien connue dans le milieu de l’attelage, que ce soit dans le loisir ou la compétition. Les compétitions d’attelage sont de trois types : l’attelage de sport, l’attelage de tradition et le TREC attelé (Technique de Randonnée Equestre en Compétition).

L’attelage de tradition comporte trois épreuves. La première est l’épreuve de présentation où l’on juge l’aspect général et l’harmonie de l’attelage (cheval, harnais, voiture, passagers). Ensuite, un parcours routier d’une quinzaine de kilomètres est effectué. Enfin, la maniabilité correspond à un parcours composé de portes à franchir en un temps imparti. Les portes sont matérialisées par des quilles surmontées de balles. La chute d’une balle engendre une pénalité. L’écartement des portes est de 50 cm par rapport à la largeur de la voiture.

Le TREC attelé est une discipline récente (premier championnat de France en 1999). Il s’agit de confronter meneurs et chevaux à des difficultés mimant celles pouvant être rencontrées lors d’une promenade ou d’une randonnée.

Les concours d’attelage de sport sont composés d’une épreuve de dressage, d’un marathon et d’une épreuve de maniabilité. Celles-ci se déroulent sur deux jours au minimum. Le dressage est une épreuve au cours de laquelle les meneurs présentent une reprise imposée. Les figures et les allures sont notées par des juges répartis autour de la carrière.

Le marathon est l’épreuve la plus impressionnante, en tout cas dans la dernière phase, celle comprenant les obstacles. Cette dernière partie est précédée de parcours routiers à effectuer au pas et au trot. Lors de ceux-ci, un rythme est imposé, de l’avance ou du retard sur le temps prévu est sanctionné par des pénalités. Les obstacles sont au nombre de cinq à huit. Ils sont formés de plusieurs portes à franchir dans un ordre déterminé. Ils sont répartis sur une dizaine de kilomètres. Deux chronométrages sont réalisés. D’une part, on enregistre les temps obtenus par les attelages au niveau de chaque obstacle. D’autre part, les zones de transition entre les obstacles sont elles aussi chronométrées, la vitesse étant alors imposée. L’idée est de préserver les chevaux.

La dernière épreuve est la maniabilité. Ici l’écartement des portes est variable suivant la catégorie et le niveau de la compétition, plus 20 cm pour les attelages à un ou deux chevaux, 30 cm pour les attelages à quatre. Elle permet de juger à la fois l’habileté du meneur et la capacité de récupération des chevaux après le marathon. Trois contrôles vétérinaires sont effectués : la veille de la compétition, au milieu du marathon (avant la phase d’obstacle) et avant la maniabilité.

Au niveau français, les franches-montagnes se distinguent.  Les grands modèles de la race sont les plus appréciés. Son caractère facile et calme, sa puissance font partie de ses atouts. Sa facilité d’utilisation à l’attelage autorise un entraînement moins intensif dans certains domaines.

LOISIRS

 

L’équitation de loisirs est certainement le débouché lié au cheval qui s’est le plus développé ces dernières décennies.

Bien sûr, le franches-montagnes n’est pas la seule race utilisable pour l’équitation de loisir. Mais, la sélection se fait depuis de nombreuses années afin de satisfaire les cavaliers d’extérieur. Son tempérament doux lui permet d’être le cheval de toute la famille et même des enfants, malgré sa taille. Souvent, il est particulièrement proche de ses propriétaires et recherche leur compagnie. De ses origines de cheval de trait, il a gardé une capacité à porter un cavalier lourd. En randonnée, il portera des charges importantes en plus de son cavalier. Des hauteurs de 80 cm sont franchies sans problèmes, ce qui peut être bien pratique en extérieur.

Fréquemment logé chez son propriétaire lors d’un " usage loisirs ", le franches-montagnes demande peu de soins. Rustique et d’une santé robuste, il s’accommode toute l’année d’un pré suffisamment vaste disposant d’un abri. Son Jura natal lui a légué un long poil qui le protège des rigueurs de l’hiver.

Dans ce cadre, c’est son caractère froid, sa rusticité et sa puissance qui sont recherchés. En extérieur et encore plus à l'attelage, il faut disposer de chevaux sur lesquels on puisse compter, quelque soit l’environnement rencontré. Lors de randonnées, leur puissance et leur grande capacité de récupération permettent d’être moins limité en ce qui concerne la masse tractée. De plus, il est idéal pour découvrir l’attelage car il ne s’émeut pas des fautes et pardonne les erreurs des débutants.

 

TRAIN ARMEE  SUISSE

L’armée suisse ne dispose pas de chevaux lui appartenant. Les chevaux qu’elle achète chaque année sont formés, puis revendus, soit aux soldats ou aux sous-officiers, soit à des loueurs. Environ 350 chevaux privés, habitués au service militaire, sont à disposition des écoles de recrues ou lors de cours de répétitions.

Les chevaux intervenant dans l’armée suisse sont des franches-montagnes pour le train. Ces derniers sont particulièrement adaptés au travail demandé au sein de ces unités en raison de leur caractère facile, de leur frugalité et de leur endurance.  Les chevaux doivent être âgés de 4 à 16 ans, et mesurés, pour les franches-montagnes, de 148 à 160 cm.

L’armée prend en service pour la première fois des chevaux âgés de 4 à 6 ans. Le plus souvent, ils sont déjà formés à l’attelage et à la selle. Après leur achat, ils sont soumis à un examen vétérinaire au Centre National Equestre de Berne. Ils sont alors travaillés pour l’attelage, pour la selle et également le bât, pendant une période de quatre ou cinq semaines. Ensuite, ils effectuent leur premier service militaire avec une colonne du train, pendant trois semaines. Enfin, ils sont transférés à l’école de recrue du train de la Saint Luzisteig, au dessus de Maienfeld (canton des Grisons).

Les missions du service du train sont de deux grands ordres. D’une part, elles permettent de réaliser des ravitaillements de différentes natures (nourriture, matériel de génie, médicaments…). Les chevaux sont indiqués, pour des intérêts civils ou militaires, lorsque le relief, la météo ou la situation militaire n’autorisent pas l’accès de véhicules. D’autre part, les troupes du train viennent en aide aux populations civiles lors de catastrophes naturelles. Durant les dix dernières années, elles sont par exemple intervenues lors des ouragans Vivian et Lothar, et lors des éboulements à Sachseln (Unterwald).

Les volumes transportés peuvent être conséquents. Les groupes du train, comme par exemple le groupe du train 10, bataillon de Suisse Romande, sont composés de quatre compagnies (colonnes de train), soit 536 hommes et 431 chevaux (408 chevaux du train et 23 chevaux de selle). Ce groupe a une capacité de transport de 108 tonnes, lors de l’utilisation de charrettes d’infanterie, et de 40,8 tonnes lors de l’emploi des bâts de trait. Ces unités disposent de moyens motorisés adaptés qui permettent d’amener directement les chevaux sur les lieux où ils seront les plus efficaces.

 

TRAVAIL

Il est clair que le temps de l’emploi du cheval pour les travaux agricoles est révolu ou presque. Le plus souvent, ils ne sont plus utilisés que pour le folklore, ou pour le plaisir de travailler avec un cheval. Mais dans le berceau de la race, il n’est pas rare de croiser des chevaux attelés à du matériel agricole. Ils restent utiles sur des parcelles de petite taille ou lorsque le dénivelé est important.

Pour le débardage, les conditions sont toutes autres. Encore peu fréquent en France, le débardage à cheval est maintenant bien répandu dans de nombreux pays. Il permet l’exploitation de parcelles en préservant les arbres voisins, le sous-bois n’est pas abîmé. Les chevaux tractent les troncs jusqu’aux zones accessibles par les engins motorisés. La complémentarité est particulièrement intéressante pour l’exploitation de la forêt. Plus léger et moins puissant que d’autres races employées, le franches-montagnes sera plus vif et très maniable. En Suisse, des épreuves spécifiques de débardage sont organisées.

              

EQUITHERAPIE

Là-encore, le choix du franches-montagne est surtout lié à son tempérament. Calme, sociable, peu émotif, il est bien connu pour l’équithérapie en Allemagne ou en Israël.

 

ET ENCORE PLUS

 

Rien n’est vraiment interdit au franches-montagnes. Il est parfois utilisé en voltige en raison de sa taille moyenne et de ses qualité de bon porteur.  

Des attelages de franches-montagnes sont utilisés pour le cinéma par certains professionnels. Calmes, ils ne s’impatientent pas lors des attentes parfois longues des tournages. Ils restent impassibles malgré des scènes agitées. Des particuliers sont parfois également amenés à travailler pour le cinéma. On peut par exemple voir des franches-montagnes dans les films Jean Galmot et L’affaire Seznec, tournés en Guyane française. Les chevaux de la famille Garin, qui habitait alors sur place, furent utilisés sans problèmes pour ces deux tournages. 

 

EN SUISSE.

La région des Franches-Montagnes, berceau de la race de chevaux du même nom, se situe dans le quart nord-ouest de la Confédération Helvétique, à la frontière française. Elle appartient au canton du Jura, le dernier né des 25 cantons suisses . Cette région offre de véritables paysages de cartes postales. Elle mêle prairies et forêts de conifères et demeure aujourd'hui une zone privilégiée de l'élevage chevalin, malgré des conditions climatiques rigoureuses. En effet, les Francs-Montagnards restent très attachés à leur race de chevaux de trait léger, l'unique race chevaline suisse encore présente à ce jour. 

    La Fédération Suisse d’élevage du cheval de la race des Franches-Montagnes (FSFM) :

La FSFM est agréée par l’Office fédéral de l’Agriculture suisse. Elle réunit un certain nombre d’organismes en rapport avec l’élevage chevalin. Elle encourage l’élevage du franches-montagnes et s’occupe de la promotion de cette race, aussi bien en Suisse qu’à l’étranger. Elle cherche à faire connaître le franches-montagnes en tant que cheval de loisir et de trait, facile et polyvalent. Elle met également en place des mesures visant à favoriser l’engagement des franches-montagnes dans des domaines aussi variés que l’agriculture, le débardage, les loisirs, l’armée et le sport. Elle est amenée à travailler avec de nombreuses instances afin de réaliser ces objectifs.

    Le haras national d'Avenches :

Si la gestion du Stud-Book a été transférée à la FSFM, le haras a conservé une large palette d’activités, en grande partie centrées autour du franches-montagnes. Il possède soixante-deux étalons franches-montagnes, vingt-deux étalons Demi-sang et cinq étalons Baudets pour la production mulassière. Ces étalons sont mis à la disposition des éleveurs au sein de plus de trente stations de monte. Il dispose également d’un stock de semence congelé pour quarante étalons.

Les infrastructures et les compétences du haras permettent le déroulement des épreuves de sélection des étalons franches-montagnes (test des quarante jours). La promotion de cette race, en Suisse ou à l’étranger, fait partie de ses objectifs.

     LE MARCHE-CONCOURS NATIONAL DE SAIGNELEGIER :

Le Marché-Concours a lieu le deuxième week-end du mois d’août. Il s’agit d’un événement clef dans la vie économique et culturelle jurassienne. Il est précédé par la semaine du cheval. Il débute par une soirée musicale le vendredi soir et se termine le dimanche en fin d’après-midi. Si le programme est maintenant bien établi, chaque année offre sa touche personnelle.

Près de 400 chevaux sont présentés à la halle-cantine. Quelques Demi-sang sont également au rendez-vous. Certains sont proposés à la vente. D’autres classés par catégories sont évalués par un jury qui établira un classement. Les poulains franches-montagnes sont observés avec soin par les connaisseurs. En fin de matinée, les élèves-étalons sont présentés en main. En début d’après-midi, c’est au tour des étalons d’être présentés au public.

Ensuite, le quadrille campagnard déroule sa reprise. Il s’agit d’un enchaînement de figures effectué en musique par quatre meneurs (attelages à deux chevaux) et huit jeunes filles montant à cru. L’objectif initial de cette création était de promouvoir la race franches-montagnes en montrant sa maniabilité. D’abord uniquement attelé en 1967, ensuite monté, le quadrille ne devint mixte qu’à la fin des années soixante-dix. Des représentations ont également lieu lors d’autres manifestations équestres afin de présenter la race suisse.

L’après-midi est ensuite consacré aux courses, officielles avec pari mutuel et campagnardes. Les courses campagnardes sont de deux ordres : montées et attelées. Dans les courses montées, les cavaliers, répartis par tranches d’âge, parcourent au grand galop la piste de l’hippodrome. Ils sont en costume du pays, juchés sur des franches-montagnes et obligatoirement à cru ! Les courses attelées non officielles sont également réservées aux franches-montagnes. Elles sont de deux types et très impressionnantes. Le premier correspond à la course de chars romains à deux chevaux. Les meneurs, en tenue assortie à l’attelage, lancent leurs chevaux à vive allure sur la piste. Puis, c’est au tour des chars à plateau d’apparaître. Cette fois, ce sont quatre chevaux attelés de front qui doivent réaliser deux tours.

Le dimanche matin, on peut assister à la grande parade des 400 chevaux. Tous les chevaux présentés le samedi défilent en main sur l’esplanade de l’hippodrome, le tout en musique. Le quadrille campagnard fait une présentation le matin et une l’après-midi. Celui-ci débute d’ailleurs par le grand cortège folklorique. Il regroupe les différents invités du Marché-Concours. Il se termine par l’attelage de poulains de Denis Boichat. Tous les ans, cet éleveur nous démontre ses talents de dresseur et sa patience. Des poulains de l’année sont attelés ensemble. Ils réalisent un tour au pas et un second au galop, le tout s’effectuant dans le calme et l’ordre. En 2000, huit poulains furent attelés ensemble !

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